Gian Francesco avait travaillé un peu à son modelage, puis le jour avait affirmé sa force, avait donné toute sa lumière. Il s’était alors dirigé vers l’écurie et avait salué sa tante. « J’attèle et nous allons au bois ! » Elle ne répondit rien, mais il voyait à ses yeux et à son frétillement dans le foin que cela lui convenait parfaitement. Quand tout fut prêt et avant de quitter la cour, il l’entendit demander depuis son panier : « Irons-nous au concert ? » « Non, Tante Louvre, notre prochain concert, ce sera demain ». « Oui, c’est très bien. C’est très bien, le concert, demain ».
Ils étaient à peine arrivés au bois qu’elle poussa le couvercle de son panier de la tête et bondit sans rien dire au sol, partant avec appétit vers sa chasse. Elle pissa avec délice dans des fourrés. Elle vit de beaux oiseaux qu’elle écouta chanter : des fauvettes, de celles qui sont brunes à gorge blanche, avec leur œil blanc aussi, un peu jaune. Des fauvettes orphée, qui étaient aux buissons. Elle entendit de beaux oiseaux qu’elle ne vit pas : une petite caille mâle au chant si caractéristique qui se tenait sans doute en bordure d’une clairière et deux gorge-bleue qui parlaient de leurs territoires, qui se disputaient, peut-être bien. On les voyait rarement. Si discrets. Mais quand on pouvait admirer leur plastron bleu : quelle merveille. Et comme ils chantaient ! Elle flaira quantités d’herbes, de pistes, de parcours de toutes sortes de bêtes bonnes ou pas à manger. Elle se coucha, regarda les arbres et leurs feuilles. Le temps restait au beau, restait clément. Elle était pleine de joie par ici et aussi de retrouver bientôt Gian Francesco. Elle voulait lui raconter les statuettes. Mais son flair l’avertit d’une bonne proie proche. Elle se concentra, vidant son esprit de toute pensée de statuette, de neveu, de chant, de bateliers. Elle se fit et fut très silencieuse. Le marcassin était seul, égaré. Où pouvait bien être la laie ? Il fallait vraiment faire attention. Il fourrageait au sol, mais geignait aussi un peu, comme s’il n’était pas encore tout à fait sevré. La Louvre était tendue. Le marcassin était maintenant facile à saisir, cependant il était impossible de se retrouver face à sa mère avec cette proie entre les dents. C’était trop risqué. Mais non, elle ne donnait aucun signe de sa présence de laie. Aucun appel, aucun grognement d’elle-même ni des autres marcassins de la portée. La Louvre avança sans bruit de quelques pas encore, banda ses muscles et jaillit sur le marcassin, qu’elle égorgea, sans qu’il puisse émettre le moindre couinement. Elle l’emporta aussitôt un peu plus loin. Après l’avoir étripé et avoir fort apprécié ses tendres viscères, elle dévora beaucoup de sa chair. C’était délicieux. Elle était tout à son plaisir de gueule et ventre, mais n’avait pas relâché son attention d’écoute. Elle mangea quasiment tout de ce jeune marcassin. Même quelques os bien croquants, savoureux, à la moelle fondante et chaude encore. Elle alla boire. Elle se reposa au bord du ruisseau. Elle somnola et écouta. Elle entendit des hennissements de Pégase. Elle entendit Gian Francesco parler à Pégase. Ils étaient tout près. Elle allait les rejoindre.
Quand elle déboucha dans la clairière, son neveu avait déjà donné son avoine au petit cheval et était à manger ses provisions. Elle l’entreprit immédiatement pendant sa collation, comme si elle risquait encore d’oublier. « Gian Francesco, mon neveu, tu sais, les statuettes…. ». Gian Francesco était lui tout à son pain et à sa viande sèche, mais continuant à mâcher et déglutissant, il poussa tout de même un oui étranglé. C’était suffisant pour qu’elle commence. Ce oui étranglé suffisait comme bon signal. « Voilà, sur mon parcours, mon bon parcours jusque chez toi, je ne me suis pas perdue ». Quelle entrée en matière, pensa Gian Francesco. « Et j’ai vu des choses magnifiques ». Forcément. « Mais, tu sais, dans le parcours, au cours d’une journée, je me suis trouvée près d’une très belle habitation humaine. Pas un château, mais quelque chose de grand. Souvent, dans ces endroits-là, il y beaucoup de chiens. Mais là, ça ne sentait pas le chien et je n’en ai vu aucun rôder aux alentours. Et puis, j’entendais des voix joyeuses. Des voix humaines. C’était très agréable à entendre. Il devait y avoir une porte ouverte quelque part et j’entendais ça : des voix matures et des voix d’enfants. Tout paraissait très gai. » Gian Francesco continuait à manger, mais était maintenant dans l’histoire et La Louvre le savait. « Alors, tu sais, je suis, comme vous dites, curieuse – j’aime savoir, comprendre, regarder, admirer, écouter -, je me suis approchée le plus que je pouvais de l’endroit d’où venaient les voix, approchée sous ma forme toison, avec l’idée de prendre ma forme feuille juste après, pour bien voir et apprécier sans les déranger, les effrayer et sans qu’ils me chassent. Comme tout était tranquille, il ne m’a pas été difficile de me concentrer pour prendre ma forme feuille et une fois feuille, j’ai progressé jusqu’à la fenêtre par laquelle je pensais pouvoir voir le mieux, écouter le mieux, apprécier le mieux. Quand on est sous forme feuille, progresser n’est pas facile, mais si on a le temps, tout va bien. Et je me suis bien installée sur un des carreaux de cette fenêtre. Tout était un peu assourdi par le verre, mais je pouvais très bien voir. Ils mangeaient ou plutôt buvaient. Ils buvaient plus qu’ils ne mangeaient, voilà tout. C’était noir et chaud. Depuis mon carreau, je voyais comme une petite fumée. Un peu comme de tes infusions d’herbes, ce que tu appelles infusions ». Le peintre hocha la tête et sourit entre deux bouchées pour dire qu’il était bien là et attentif. « Dans cet endroit, c’était très beau. Je pense bien qu’il s’agissait d’humains riches, comme vous dites. Les vêtements, les miroirs, les tissus. Étaient présents un homme, deux femmes et deux enfants. Je pense que les deux femmes étaient sœurs et la plus âgée, mère des deux enfants. Les parents parlaient très gentiment aux enfants. Et la plus jeune femme proposait de cette infusion à l’enfant le plus jeune. Elle soufflait sur la cuillère. Je t’assure que je voyais tout très bien depuis mon carreau. Le soleil était bon, aussi. L’enfant le plus grand avait des jouets très jolis, une grande poupée à robe bleue et un cheval bâté, comme celui que tu avais toi-même enfant. Elle avait mis le cheval sur ses genoux. Tu vois, Gian Francesco, si je n’avais pas été en route vers chez toi, je serais resté quelque temps dans ces parages et j’aurais tenté de créer une parenté de musique avec cet enfant. J’ai senti que c’était possible. Bien sûr, quand j’aborde des enfants par le chant, certains ont juste très peur et s’enfuient en appelant au secours, en criant au monstre et, moi-même, je m’enfuis ! Pour d’autres, c’est l’indifférence : qu’est donc cette bête ? Que fait-elle donc là ? Pour ceux-là non plus, je ne peux rien. Disons cela. Je ne peux leur faire partager la joie de mon choix, ni la joie que nous pourrions avoir ensemble longtemps dans la musique et la parenté. Et puis, il faut que les enfants choisis puissent comprendre le secret. Puissent mesurer les bonnes distances. Il faut qu’ils aient, en quelque sorte, un bon flair et une tête solide. Oui, il y a aussi les affinités. Avec ce bel enfant, cette jolie petite fille, j’aurais pu faire tante et nièce, je le crois bien. Mais, en fait, ce n’est pas de cela dont je veux te parler ». Gian Francesco avait pris sa pipe avec lui et était en train de la bourrer. « Ce qui me fait surtout te parler de ceci, c’est que dans cet endroit où j’ai eu comme envie de faire tante et nièce, il y avait un objet que je n’avais pas vu depuis très, depuis très, depuis très longtemps. Tu te souviens des bateliers et des relais de barques. Sur le fleuve jaune. Les prières. Et bien, imagine toi que, dans cette maison, il y avait une statuette comme celle des relais de barques. Toi, tu as un vase du Cathay et eux, une statuette du Cathay. Oui, je peux te dire que cela m’a tout de suite fait penser à l’Asie et à ce magnifique voyage si lointain.

Comme je te l’ai dit, sans que je sache bien comment les choses se mettent entre elles, je pense que la quête de mes quatre compagnons si étonnants – avec le Grand singe égal du ciel et les trois autres – et, donc, ces statuettes, cela va ensemble. Il y a des choses comme les choses de moines sous cela. Je pense cela. Ces statuettes sont belles. Cela représente un homme ou un être à forme humaine dont le visage est très tranquille (174). Souvent, il est figuré avec de grandes oreilles et il est assis, les mains sur ses jambes. Pas comme toi, là ». Gian Francesco changea sa pose et s’assis en tailleur. « Oui, c’est ça. C’est tout à fait ça. Tes oreilles sont trop petites et ta pipe ne va pas et ta barbe non plus – cet être est tout à fait sans barbe – et tu souris très différemment de lui. Mais tes jambes, c’est bien. Il peut arriver que cet être soit représenté sous forme de plus grande statue.

J’en ai vu. Mais, dans les relais de bateliers, c’était souvent devant de petites statuettes vraiment proches de celle que j’ai vu depuis mon carreau, chez ces gens riches, que les bateliers psalmodiaient et se réconfortaient après les longues courses sur l’eau, à penser toujours au danger des eaux (175). Et l’Asie avait de nouveau visité ma tête par cette statuette. Ah, voilà ce que je voulais te dire. Parce que tu sais que l’Asie est entre nous maintenant. Toi-même, tu es riche de ce vase donné par le marchand, près du melon sucré. Tu pourras penser à nous deux en regardant ce vase maintenant. Et puis, ces gens de l’infusion – à cause de leur infusion – cela m’a fait penser à l’Asie aussi, parce que les bateliers buvaient des infusions après leur dur labeur. Oui. Tous. Ils adoraient leurs infusions ». Gian Francesco hocha la tête en lâchant un peu de fumée. « Mais ma tante, tu étais bien en Asie, tu dis que tu étais bien là-bas, d’une certaine façon. Beaucoup de gens t’acceptaient telle que tu es, même s’il y a eu des malfaisants qui en ont voulu à ta vie. Beaucoup d’humains et d’autres êtres aussi ». « Oui, mais tu sais, je ne pouvais rester. Il y a le Cerf à pattes de cigogne et aussi le souvenir de Chiron et d’autres êtres que j’ai aimé et qui, eux aussi, ont disparu. Par ici, dans ce bout du monde, beaucoup de choses me sont familières. Même si les humains d’ici ne me sont pas favorables pour la plupart. Et puis, j’étais dans ces régions d’Asie il y a fort longtemps, peut-être que les gens de là-bas, ceux de maintenant, vois-tu, seraient, eux aussi, inquiets en me voyant. Peut-être eux aussi me suspecteraient-ils ? Peut-être y aurait-il, maintenant, plus de malfaisants, comme tu dis ». Gian Francesco secoue la tête en une approbation muette, puis abonde dans son sens de la voix : « Cela se peut tout à fait, tante Louvre. Les gens d’ici ne veulent qu’un seul dieu, quand autrefois plusieurs leur convenaient, par exemple ». « Tu sais, mon cher neveu, avec le Cerf à pattes de cigogne, nous avons tant d’affinité comme dirait Denis. Tu connais Denis ? » « Je ne le connais que par ce que tu m’en as dit, Tante Louvre, mais, de fait, ainsi je le connais. Oui, il aime réfléchir, n’est-ce pas ». Mais, elle ne répond pas, La Louvre, elle repart vers d’autres choses : « Oui, et puis il m’a sauvé du dragon, dans ses marais, ce formidable cerf ami, qui est si drôle. Nous rions tant, Gian Francesco. Nous effrayons les bêtes de nos rires ! Et c’est le seul être dans ma si longue vie avec lequel je peux parler sans que l’on entende nos voix. Cela m’a paru tout d’abord incroyable : je l’ai entendu me parler, mais rien ne sortait de sa gueule. J’ai continué à lui parler avec ma voix, quand il y avait ce grand danger de dragon. Et lui, toujours sans voix. Mais très vite, j’ai su faire comme lui ! C’est magnifique, Gian Francesco. J’aime cela ». « Oui, tu m’as déjà raconté cela. J’aime te l’entendre me le dire encore. Retourneras-tu chasser ? ». « Non, c’est assez ». « Vraiment ? » « Vraiment, ce marcassin était délicieux et m’a rassasié, mais je veux bien trotter un peu avec toi. Pégase acceptera-t-il de te porter ? ». « Oui, il le peut. Je vais lui demander son avis ! ». Ils se sourirent. Gian Francesco flatta Pégase, lui parla et l’enfourcha avec juste sur le dos, sanglée, une couverture qu’il avait dans la calèche. Ils trottèrent ainsi un moment dans le sous-bois. La Louvre parlait à Pégase. Elle lui disait des mots humains que son neveu comprenait bien. Le cheval était attentif et paraissait flatté. Ils étaient tous les trois très détendus. Gian Francesco dit à La Louvre, tout d’un coup : « La Louvre, tu ne mangeras pas mes poules, n’est-ce pas ! » et il y avait du rire dans sa voix. Elle le regarda : « Que crois-tu donc ?! ».

Comment elle avait envie de rire à son tour et sentit qu’elle ne le pouvait, elle fit, à plusieurs reprises, quelques bonds audacieux qui firent hennir Pégase. Puis ils reprirent le trot et le pas. La Louvre s’arrêta soudain, pour lancer, sans doute à cause des poules, qui ne sont pas des oiseaux : « Mais, j’ai oublié de te dire qu’en plus des orchestres de cloches, j’ai vu des oiseaux merveilleux dans la grande île. Des oiseaux rares (176). Je ne saurai plus maintenant t’en parler bien correctement. Mais ils étaient magnifiques ». Et la voilà qui reprenait son pas. Gina Francesco, qui hocha la tête en approbation, était lui, cependant, bien ailleurs qu’à Java ou à Bali et se mit à questionner sa tante : « Ma tante, tu as dit ‘monstre ‘ tout à l’heure. J’ai à te demander quelque chose ». « Bien sûr ». « Récemment, un très bon peintre, qui m’est cher comme artiste, qui m’a inspiré aussi, a écrit sur moi des choses assez élogieuses». « Ah ! Vraiment ? ». « Oui, il a dit que j’étais un bon dessinateur et que je maniais avec bonheur les couleurs. Il a même utilisé le mot de « miracle » pour ceux qui voient mon travail, notre travail de l’atelier. Ce mot est bien sûr très fort; trop, à mon avis, mais il l’a utilisé, vois-tu ? ». « Ah, fort bien, cela me réjouit, mon neveu ». Mais il a aussi dit une chose dont je ne suis pas certain de comprendre le sens, c’est ce que je veux te demander ». « Très bien, dis-moi ». « En même temps qu’il écrivait ce que je viens de te rapporter, il a dit de moi : ‘monstre de nature’, que comprends-tu ? ». La Louvre s’arrêta un moment et Gian Francesco fit s’arrêter Pégase. La Louvre le regardait. « Oui, c’est étrange, tu es un homme tout à fait homme. Tu n’es pas un homme à tête d’éléphant, ni un cheval-homme comme mes amis les centaures. Tu as pu avoir un bel enfant par la génération. Tes mains sont d’une grande habileté. Ta voix est magnifique. Tu pourrais encore aujourd’hui être un musicien de la voix en plus d’être un musicien des couleurs. Tu es un esprit charmant. Est-ce à cause de ton œil ? Il se peut que des hommes comme toi ne soient pas de bons peintres, n’est-ce pas ? On pense qu’ils n’y voient pas bien. Et ce peut être vrai. Est-ce cela ? ». « Peut-être ? ». « Ou bien, cet homme, comment l’appelles-tu ? ». « Lodovico ». « Ou bien, Lodovico, a voulu dire que, malgré ton œil, tu réussis ce qu’un autre homme comme toi, avec un œil comme toi, ne saurait réaliser ? Comme si tu pouvais faire de grands sauts comme moi, malgré ton œil ? Ne crois-tu pas ? ». « Oui, c’est possible ». Ils reprirent ensemble leur trajet vers la calèche sans rien dire. La Louvre enfin brisa le silence : « Mon cher neveu, je suis très contente de ce que Lodovico a écrit pour louer tes talents. Je suis aussi très contente que tu sois, toi aussi, un monstre ! ». Ils se regardèrent et se sourirent. Une fois qu’ils eurent rejoint la calèche et que Gian Francesco eut laissé Pégase se reposer un peu avant de l’atteler pour rentrer, La Louvre, sur le pré, lança à son neveu un « cher monstre ! ». L’ayant bien observé, il lui chanta à son tour un « cher monstre ! ». Ils continuèrent ainsi un moment, Gian Francesco poursuivant La Louvre qui ne se laissait pas attraper pour, finalement, accepter les mains de son neveu sur sa toison. Ils roulèrent au sol et rirent de leur jeu.
La Louvre était déjà dans son panier, couvercle ouvert, quand elle demanda à Gian Francesco ce qu’il en était des peintures de Lodovico. Le peintre fit passer dans sa tête plusieurs tableaux. Il y avait beaucoup de peinture religieuse. Des vierges à l’enfant (177, 178). Le martyre de sainte Marguerite.
Non, cela n’irait pas. Il commença, malgré tout, à lui décrire le songe de Sainte Catherine, en insistant sur la force de la peinture montrant un rêve et en parlant peu de la révélation. Mais, s’étant retourné vers le panier, il comprit que sa tante n’accordait pas beaucoup d’attention à cela pas plus qu’elle n’en accorda d’ailleurs à la mythologie d’Alexandre et Thaïs. « Connais-tu cette histoire de la rencontre d’Alexandre et Thaïs ? ». Non, cela ne lui disait rien. « Ou bien, j’ai oublié ». Lancé comme il l’était, Gian Francesco en vint à évoquer pour elle une marotte qui lui tenait vraiment à cœur. « Tu sais, ma tante, ce qui serait beau serait d’avoir un endroit où les gens pourraient venir voir des peintures en grand nombre. Il y aurait des peintres pour donner certaines de leurs œuvres. D’autres les prêteraient. Des marchands qui ont des collections pourraient, eux aussi, contribuer à fournir l’endroit dont je parle. On mettrait côte à côte ces peintures pour que les visiteurs puissent les voir tout à leur aise(179, 180).




Il y aurait des sièges, aussi. On éclairerait certaines parties par des verrières, avec la lumière du jour. Et on pourrait changer ça en plaçant, si nécessaire, des tissus occultants pour que les peintures fragiles ne souffrent pas du soleil. On pourrait faire payer les visiteurs. Et l’argent reviendrait aux peintres ». « Oui », fit La Louvre qui se trouva comme réveillée par cette idée. « Ou bien pourquoi ne viendraient-ils pas avec de la nourriture pour les gardiens de ton endroit? Ou juste avec leur joie de venir, pour visiter cette beauté de toute cette assemblée de peinture. Et là, tu pourrais me montrer, à moi, ta tante, quantités de merveilles ». « Oui, oui, ce serait beau ». La ville approchait. Gian Francesco referma le couvercle et fit entrer sa calèche dans les murs.